Journal du site de Pierre Soulages Le journal de la rédaction du site pierre-soulages.com

L’accrochage au Museum Folkwang, Essen

Le 15 janvier 2016

sur WDR

Pierre Soulages in Essen

Licht aus Schwärze

Von Thomas Köster

Pierre Soulages ist der Großmeister der Abstraktion. Vor allem aber ist er ein Impressionist der Dunkelheit. Aus reinem Schwarz zaubert der Franzose lichte Spektakel. Das Essener Museum Folkwang zeigt ab Freitag (15.01.2016) eine monochrome Mini-Schau, in der es mehr zu sehen gibt, als in mancher Großausstellung.

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UN SOULAGES D’UN AN AU MUSÉE

Le 14 janvier 2016

 Depuis le 11 décembre 2015, une nouvelle œuvre de Pierre Soulages est exposée dans le musée qui porte son nom. Cet acrylique sur toile, de format horizontal, Peinture, 117 x 165 cm, 18 novembre 2014, est une création récente du peintre, la plus jeune du musée Soulages. Une œuvre peinte à Sète. Elle est déposée par un couple de collectionneurs anonymes pour une durée de 5 ans, grâce à l’entremise de la banque BNP-Paribas.

L’œuvre prouve et manifeste l’énergie du peintre dans la force de l’âge, pour qui l’impatience d’être dans son atelier est une réalité. C’est un Outrenoir d’un genre particulier, animé d’épaisses virgules de matière noire : l’utilisation de l’acrylique permet de telles épaisseurs, une semblable liberté de formes qui du linéaire vont en se ramassant. Le peintre a littéralement grêlé de « coups de sabots picturaux » une surface d’un noir lisse, presque mat, d’égale texture, étale. On voit comme une pluie de cavités, d’enlèvements à la surface du tableau, sans bien saisir la profondeur de l’attaque. L’intérêt de cette peinture tient la perception particulière de la profondeur que Soulages ne nommera jamais perspective. Dans ce tableau règne une saturation, une puissance inconnue. La dynamique du tableau est déjà perçue par les spectateurs qui y voient bien poétiquement des vagues nocturnes sur la Méditerranée, des Nymphéas contemporaines, des impacts de météorites…

Ce tableau est visible dans la première salle du musée, Prologue. Il est le quatrième prêté par des collectionneurs privés dont on peut ici encore saluer la générosité.

 

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à propos de l’auteur de « L’œuvre complet Peintures », Pierre Encrevé

Le 6 janvier 2016

extrait de la jaquette du Tome IV de "Soulages L'œuvre complet Peintures" chez Gallimard :
jacquette PS:P2 ToIV

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Exposition au Museum Folkwang

Le 3 janvier 2016

Pierre Soulages

Le noir

15. Januar – 26. Juni 2016

Museum Folkwang, Museumsplatz 1, 45128 Essen

Seit den 1970er Jahre entstehen die großflächigen, schwarzen Bilder von Pierre Soulages. Die radikale Ausbreitung von Schwarz nennt Soulages „outrenoir“, ein unvergleichliches Schwarz mit unterschiedlichen Texturen an seiner Oberfläche: glatt oder faserig, Licht einnehmend oder abweisend. Nach der umfassenden Ausstellung 1960 zeigen wir ganz neue Arbeiten aus dem Jahr 2015.

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Peinture, 159 x 202 cm, 30 Octobre 2015, 2015
Acryl auf Leinwand
Courtesy Galerie Karsten Greve
© VG Bild-Kunst, Bonn 2015
Foto: Vincent Cunillère
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Le 3 janvier 2016

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Vient de paraître. L’Œuvre complet, IV

Le 29 novembre 2015

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PIERRE ENCREVÉ

Soulages. L'Œuvre complet, IV : Peintures 1997-2013

Livres d'Art, Gallimard
464 pages, ill., 245 x 305 mm, relié toile
Parution : 27-11-2015
Pierre Soulages, né en 1919, continue, avec une extraordinaire vigueur, une œuvre débutée en 1946. Reconnu internationalement dès ses premières expositions, il est incontestablement un géant de la peinture moderne mais aussi de la peinture contemporaine. Radicalement abstraite, ni images ni langage, sa peinture a pris une direction très singulière à partir de 1979 avec le déploiement du monde pictural nouveau de ce qu'il a nommé l'«outrenoir» : une peinture instrumentalisant la réflexion de la lumière où les toiles entièrement recouvertes de noir ne sont pourtant jamais vues noires.
Pierre Encrevé confie aux Éditions Gallimard ce quatrième tome de l'œuvre peint de Soulages, réalisé avec l'artiste, et recueille les toiles réalisées entre 1997 et 2013. Les trois premiers tomes du catalogue raisonné, aujourd'hui épuisés, ont paru aux Éditions du Seuil entre 1994 et 1998.

ISBN : 9782070141586 - Gencode : 9782070141586 - Code distributeur : A14158

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visiteurs à la galerie Karsten Greve

Le 21 novembre 2015

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courtesy galerie Karsten Greve, photographies © Nikolai Saoulski

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Peintures 2013 – 2015 à la galerie Karsten Greve

Le 20 octobre 2015
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Exposition à la galerie Karsten Greve, octobre 2015 © Laurent Dupuis

 Liste des œuvres exposées

Une visite de l'exposition :

 
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GALERIE KARSTEN GREVE

Le 14 octobre 2015

PARIS

Galerie Karsten Greve, 5 rue Debelleyme - 75003 Paris

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sur le site de la galerie :

SOULAGES

PEINTURES 2013 - 2015

 

16 octobre 2015 - 2 janvier 2016

 

Presse: mercredi le 14 octobre 2015, 18 h

Vernissage: vendredi le 16 octobre 2015, 18 - 20 h

 

ŒUVRES

 

 

Mario-Andreas von Lüttichau

LES NOIRS SONT LA MATIÈRE DE LA LUMIÈRE

 

Dans son dernier portrait de groupe, De Staalmeesters, de 1662, Rembrandt représente les maîtres de la guilde des drapiers d'Amsterdam. Cette instance était chargée de vérifier et de contrôler la qualité et la quantité des étoffes fabriquées, teintes et vendues par ses membres. Le personnage assis au centre en est le président. Le livre de comptes ouvert devant lui contient la quantité et l'évaluation de la production des membres. Le noir et le bleu étaient les tons habituels de l’habillement à cette époque, et l’on portait une attention particulière au noir des étoffes. L’étoffe noire portée par les Staalmeesters doit témoigner de l’exigence de qualité, et Rembrandt est chargé de manifester dans ce tableau les caractères et l’ambiance de l’assemblée annuelle. Aucun autre artiste, avant ou après l’âge d’or de la peinture descriptive hollandaise, n’est parvenu à produire ce noir presque palpable, à la fois iridescent à la surface du vernis et plein en profondeur. Mais les personnages du portrait de groupe de Rembrandt reflètent aussi un moment socio-politique intéressant : le ton noir uniforme nivelle l'individualité des maîtres drapiers. Au sein d'une société de castes, Rembrandt met en scène collectivement un cercle dirigeant. Les insignes de leur pouvoir sont introvertis et uniquement reconnaissables à la structure et au traitement de leurs vêtements.

 

Ces structures cachées, enfouies dans le noir par Rembrandt, nous les retrouvons dans les tableaux noirs de Pierre Soulages réalisés depuis les années 1970, parfois en dialogue avec le bleu de lapis lazuli et de délicates traces et lignes de blanc venant apporter du mouvement - toujours en contraste avec le noir comme les cols d’un blanc vif des drapiers. Des séries de tableaux noirs de grandes dimensions, comme les Polyptiques, laissent apparaître dans leur présence monumentale des profondes lignes tracées dans la pâte de la couleur. Elles structurent la texture lisse, mate et brillante et constituent des ordonnancements changeant composés de sillons et de crêtes horizontaux, verticaux, ou obliques. Soulages appelle « outrenoir » cette propagation radicale du noir pur et parle d'un « unique noir de ces peintures noires, ce sont des différences de textures, lisses, fibreuses, calmes, tendues ou agitées qui, captant ou refusant la lumière, font naître les noirs gris ou les noirs profonds ».

 

La régie de lumière définie précisément à Conques par Soulages relie le Français au Néerlandais. La mise en scène du portrait de groupe De Nachtwacht (La Ronde de Nuit, achevé en 1642), plongée dans une lumière théâtralisée, montre des membres d’une compagnie de gardes civils. Les deux personnages faisant des gestes au centre du tableau sont le capitaine Frans Banning Cocq, vêtu de noir, et son sous-lieutenant Willem van Ruytenburgh, qui marche devant en diagonale, magnifiquement représenté dans un uniforme d’un blanc lumineux. Rembrandt, dans cette œuvre, s'avère être aussi un metteur en scène conscient de l'effet scénique et plastique de la lumière sur ses acteurs en action. Nous percevons ses espaces comme des boîtes noires - des zones presque dépourvues de lumière du jour. Comme sur une scène de théâtre, la lumière a une force performative. Elle définit des actions et les met en mouvement. De la même façon, Soulages sait installer ses tableaux noirs. Il fait de l’espace d'exposition une scène, dont la lumière crée des tableaux prenant forme comme des sculptures autonomes - en parfaite conformité avec ce qu’écrit le linguistique et essayiste Henri Meschonnic : « Les noirs sont la matière de la lumière ». Mais les spectateurs sont confrontés à un autre type d’obscurité : l'obscure. Différente de la nuit abstraite, l'obscure est plus émotionnel ; il a une dimension mystique. Il suscite l'effort de vouloir la pénétrer - au risque de s’y perdre.

 

 

Image:

Pierre Soulages, Peinture, 243 x 181cm, 28 aout 2015

© Pierre Soulages - Photo: Vincent Cunillère

 

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à la galerie Karsten Greve

Le 1 septembre 2015

Exposition du 15 octobre 2015 au 2 janvier 2016

Galerie Karsten Greve, 5 rue Debelleyme - 75003 Paris

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in Télérama.fr : "Avec sa stature de commandeur, Pierre Soulages semble être comme un roc, insensible à l'outrage des années et du temps. Lui, qui est né un 24 décembre 1913*, a bien imprimé notre siècle de son nom, de son style, de sa peinture abstraite faite du fameux outre-noir, et même par son musée qui, à Rodez, fait un carton plein de visiteurs. On le retrouve donc cet automne, l'oeil en verve et la rigueur habituelle, à la galerie Karsten Greve qui dévoilera un ensemble de peintures fraiches et récentes, exposées en octobre prochain, pendant le fort tempo allegro de la Fiac. On y revient."

*ndlr : lire 24 décembre 1919

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