Mobilisé
en 1940, démobilisé en 1941. Paris occupé,
il se rend à Montpellier et fréquente assidûment
le musée Fabre. Montpellier à son tour occupé,
commence pour lui une période de clandestinité pendant
laquelle il ne peint plus.
Ce
n'est qu'en 1946 qu'il peut consacrer tout son temps à
la peinture. Il s'installe alors dans la banlieue parisienne.
Ses toiles où le noir domine sont abstraites et sombres,
et sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent
de la peinture à demi-figurative et très colorée
de l'après-guerre.
Il trouve un atelier à Paris, rue Schoelcher, près
de Montparnasse. En 1948, il participe à des expositions
à Paris et en Europe, notamment à "Französische
abstrakte malerei", dans plusieurs musées allemands,
il est de beaucoup le plus jeune de ce petit groupe de peintres
où se trouvent les premiers maîtres de l'art abstrait,
Kupka, Doméla, Herbin ,etc. L'affiche est faite avec une
de ses peintures en noir et blanc.
1949
Exposition personnelle à Paris, galerie Lydia Conti et
expositions de groupe à New-York, Londres, Sao-Paulo et
Copenhague
De 1949 à 1952, réalisation de trois décors
de théatre et ballets. Premières gravures à
l'eau-forte à l'atelier Lacourière
D'autres
expositions de groupe présentées à New-York
voyagent ensuite dans plusieurs musées américains.
C'est le cas de "Advancing french art"(1951),
"Younger European artists" Guggenheim Museum (1953),
"The new Decade", Museum of modern art (1955).
Il
expose régulièrement à la Kootz Gallery,
New-York, plus tard à la galerie de France, Paris.
Dès
le début des années 50, oeuvres acquises
par la Phillips Gallery, Washington ; le Guggenheim Museum et
le Museum of modern art, New-York ; la Tate Gallery, Londres;
le musée national d'art moderne, Paris ; le Museu de arte
moderna, Rio-de Janeiro ; etc... Aujourd'hui, plus de 150 de ses
peintures se trouvent dans les musées.
1960,
premières expositions rétrospectives dans les musées
de Hanovre, Essen, Zurich, la Haye. De nombreuses autres suivront.
1979
Expose au MNAM - Centre Georges Pompidou ses premières
peintures monopigmentaires fondées sur la réflexion
de la lumière par les états de surface du noir.
Cette lumière picturale naissant de la différence
entre deux obscurités porte en elle un grand pouvoir d'émotion
et de grandes possibilités de développement, on
l'appellera plus tard "noir-lumière" et "outrenoir".
1987
à 1994, il réalise les 104 vitraux de l'abbatiale
de Conques.
1994
à 1998, parution des 3 tomes du catalogue raisonné
"Soulages, oeuvre complet : peintures", par Pierre Encrevé,
éditions du Seuil.,Paris
Depuis
peu, d'autres oeuvres sont apparues où rythme, espace et
lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc
sur l'entière surface de la toile, c'est une toute autre
lumière picturale.
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